Élections Européennes : quelle place pour la transition énergétique dans les programmes des candidats ?

Rédigé par Jean Du Chalard
Mis à jour le 14 mai 2024
Temps de lecture : 3 min
Image - Place de la transition énergétique dans les programmes des élections européennes

Les élections européennes se dérouleront le 9 juin 2024. Elles désigneront les 720 membres du Parlement européen pour la législature 2024-2029. Ces élections seront donc déterminantes pour l’orientation de la politique énergétique et climatique européenne des cinq prochaines années. Hellio, pionnier des solutions de maîtrise de l’énergie, propose son décryptage.

Les coalitions de plus en plus larges à la tête du Parlement européen 

Le Parlement européen est composé de 7 groupes politiques : 

  • Le groupe de la gauche au Parlement européen - GUE/NGL où siège La France Insoumise
  • Le groupe des Verts/Alliance libre européenne dont fait partie Europe Ecologie les Verts
  • Le groupe de l’Alliance progressiste des Socialistes et Démocrates au Parlement européen dont le parti socialiste est membre
  • Renew EUrope Group avec Renaissance
  • Le groupe du Parti populaire européen (Démocrates-Chrétiens) qui comprend les Républicains 
  • Le groupe “Identité et démocratie” qui compte le Rassemblement national
  • Le groupe des Conservateurs et Réformistes européens rejoint par Reconquête

Aucun groupe politique européen n’a jamais réuni à lui seul une majorité au Parlement européen. Il était historiquement dominé par une coalition des groupes politiques traditionnels de droite (Parti populaire européen) et de gauche (l’Alliance progressiste des Socialistes et Démocrates). Cependant, depuis les élections européennes de 2019, ces deux groupes ne sont plus suffisants pour rassembler une majorité. Ils sont donc contraints d’élargir leur coalition en nouant des alliances avec Renew Europe Group et les Verts. 

 


La percée sondagière du RN et du PS-Place publique au niveau national 

Le sondage quotidien EURO-ROLLING du 13 mai confirme une forte poussée du Rassemblement national qui fait la course en tête (32,5 % vs 23 % en 2019). La liste conduite par Valérie Hayer se trouve à 17 %, soit presque la moitié de la liste de Jordan Bardella, ce qui constituerait un revers inédit pour le camp présidentiel. La liste PS-Place Publique menée par Raphaël Glucksmann, avec 14 % des intentions de vote (vs 6,19 % en 2019), fait une percée remarquée à gauche et grignote l’avance de la majorité présidentielle. Viennent ensuite les quatre dernières  listes susceptibles de passer le seuil fatidique des 5 % : l’Union populaire avec Manon Aubry (8 %), les Républicains avec François-Xavier Bellamy (7,5 %), les Écologistes avec Marie Toussaint (6 %) et Reconquête avec Marion Maréchal (6 %).

 


Les propositions clivantes sur le mix énergétique

Les principaux thèmes de la campagne et des programmes des candidats sont très variés : l’écologie, l’énergie, l’industrie, la santé, la défense, l'opposition entre l’Union européenne et l’Europe des nations, la réindustrialisation ou encore l’immigration. En matière de mix énergétique, les Écologistes et l’Union populaire défendent un objectif de 100 % renouvelable en 2040. Tout en gardant une part durable de nucléaire, la liste PS/Place publique prône un développement massif des énergies renouvelables. De plus, la liste Besoin d’Europe promeut la fin des énergies fossiles d’ici 2050 grâce au nucléaire et aux énergies renouvelables, et des importations d’énergie russe d’ici 2025. Le programme Besoin d’Europe mentionne aussi l’objectif de tripler la production d’énergie nucléaire en Europe d’ici 2050. Enfin, le Rassemblement national refuse toute ingérence européenne relative à la politique énergétique et Reconquête propose de “bâtir un plan européen de relance de la filière électronucléaire”. 

 


Le quasi monopole de la gauche en matière de rénovation énergétique 

Les listes de gauche sont quasiment les seules à mettre en avant la rénovation énergétique : 

Dans son discours de la Sorbonne II, Emmanuel Macron ne fait que peu de mentions relatives à l’efficacité énergétique tandis que le programme de Valérie Hayer ne traite pas de la rénovation énergétique. A fortiori, le Rassemblement national promeut l’assouplissement des “obligations européennes de rénovation énergétique des bâtiments (DPE) [qui, selon lui,] mettent en difficulté les propriétaires et locataires.” 

 

Ainsi, la constitution d’une future majorité au Parlement européen sera très difficile du fait de l’affaiblissement des partis traditionnels (équivalent des Républicains et des Socialistes en France). Enfin, si toutes les listes formulent des propositions en matière énergétique, celles de gauche restent les plus ambitieuses et les plus précises, notamment en matière de rénovation énergétique.


 

 

 

 

Hellio décrypte l'actualité réglementaire à travers son calendrier de l'efficacité énergétique 


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