DECARB FLASH : l’appel à projets lancé par l’Ademe pour accélérer la décarbonation des sites industriels #22 Podcast

Rédigé par Julie B.
Mis à jour le 29 sept. 2022
Temps de lecture : 5 min
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Émission : Comprendre la transition énergétique - Podcast #22

DECARB FLASH : l’appel à projets lancé par l’Ademe pour accélérer la décarbonation des sites industriels

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En juillet 2022, l'Ademe a lancé un appel à projets intitulé DECARB FLASH pour “Déploiement rapide de la décarbonation en industrie”. Cet appel à projets est destiné à tous les sites industriels de moins de 500 salariés et vise à accentuer la réduction des consommations d'énergie fossile ainsi que des émissions de gaz à effet de serre des sites industriels.


C'est un véritable enjeu puisque les projets répondant au cahier des charges pourront solliciter une aide financière importante sur différentes opérations. Et c'est Hellio, acteur de référence de la maîtrise de l'énergie, qui accompagne les sites industriels dans le montage de leur dossier de candidature pour répondre au mieux à cet appel à projets et bénéficier de subventions publiques. Patricia Ho-Hune, experte en financements européens et nationaux chez Hellio et Nicolas Picq, responsable commercial industrie chez Hellio, abordent les détails de ce dispositif DECARB FLASH.


Quel est le contexte de cet appel à projets des DECARB FLASH lancé par l'Ademe ?

Nicolas Picq : En termes de contexte, on est servi en ce moment... D'un côté, la guerre en Ukraine a un peu accéléré notre besoin, ou en tout cas notre prise de conscience quant à notre indépendance énergétique. De l’autre, on a une augmentation des prix de l'énergie, et pas seulement des énergies carbonées, l'électricité a aussi beaucoup augmenté en répercussion. En parallèle, on a une inflation globale qui inquiète. Et bien entendu, il y a l'aspect environnemental avec nos engagements européens d'atteindre une neutralité carbone en 2050.


Quels sont les sites industriels concernés par cet appel à projets et quel en est l'objectif concret ? 

Nicolas Picq : Tous les sites industriels de moins de 500 salariés sur site sont concernés et cela dans tous types de secteurs : métallurgie, pharmaceutique, agroalimentaire, automobile, etc. La seule limite effectivement, c'est que l’appel à projets vise des sites “dits petits”, puisque 500 employés, mais ce n'est pas si petit. Dès l’instant où ils mettent en place des actions de décarbonation, ils sont éligibles à cette aide et peuvent solliciter Hellio à ce sujet. L'objectif est d'engager ces projets-là rapidement pour que l’on puisse avoir, si possible, dès l’hiver prochain ou le suivant, des sites industriels moins consommateurs d'énergie.


On se trouve dans une urgence, les sites industriels risquent-ils des coupures éventuelles ?

Nicolas Picq : Oui malheureusement, on est dans une grande urgence. On fait face à des risques réels d'approvisionnement. L'approvisionnement russe est évidemment fortement impactant sur l’ensemble de la chaîne d'approvisionnement en énergie, on s’expose à des coupures de gaz qui peuvent aussi entraîner des coupures d'électricité. Et les industriels seront les premiers sur la liste. D'ailleurs, il y a un décret “délestage de gaz” qui vient d'être proposé par GRT Gaz. Un 2e qui devrait suivre par la RTE sur la partie électrique. Cela va forcément impacter les sites industriels.


Les sites industriels de moins de 500 salariés ont donc intérêt à participer à l'appel à projets de l'Ademe, quelles sont les autres raisons ? 

Nicolas Picq : Tout d'abord, l'idée est de baisser l'investissement et de rendre viable économiquement des projets ambitieux et nécessaires. Donc, cette subvention vient réduire ces coûts de projets de décarbonation. Et bien sûr, cela permet aux industriels d'atteindre les objectifs environnementaux qu'ils se sont fixés ou sont en train de se fixer pour atteindre leurs propres objectifs de décarbonation et participer à cette action globale environnementale.


Pouvez-vous définir précisément ce que signifie et englobe le terme de décarbonation ?

Nicolas Picq : La décarbonation c’est la réduction de l’ensemble des émissions de gaz à effet de serre. Cette réduction s’effectue sur 3 scopes : les scopes 1 et 2 concernent les émissions liées à la consommation d’énergie. Le scope 1 est lié aux émissions directes sur site, par la combustion fossile par exemple, le scope 2, ce sont les émissions liées à la consommation d'énergie, mais indirecte, à savoir : les émissions liées à la fourniture de chaleur, d'électricité donc les émissions de carbone de la production électrique du mix énergétique en France. Et le scope 3 concerne toutes les autres émissions indirectes d’un site industriel : ses activités, ses produits fabriqués et utilisés, le comportement de ses salariés, de ses clients, de ses fournisseurs et à leur impact environnemental.


Il y a des économies à la clé pour les sites industriels concerné ?

Patricia Ho-Hune : Oui, tout à fait. Comme l'a dit Nicolas, le coût de l'énergie augmente et va continuer d’augmenter. Donc les sites industriels ont tous besoin de réduire leur consommation énergétique, et en particulier celle qui provient d'énergies fossiles. Donc les sites industriels sont fortement incités à faire des travaux de rénovation ou de modernisation de leurs processus industriels s'ils veulent rester compétitifs.


Quels sont les projets attendus et les opérations éligibles dans cet appel à projets ?

Patricia Ho-Hune : En premier lieu, les montants des investissements de ces projets doivent être supérieurs à 100 000 € et inférieurs à 3 millions d'euros. Là, je parle en coût total du projet pour un même site industriel. En ce qui concerne l'Outre-mer et la Corse, le seuil passe à 25 000 € pour ces projets d'investissement. Les projets doivent aussi concerner des investissements qui correspondent à une liste prédéfinie d'opérations : la récupération de chaleur fatale industrielle ou l'amélioration du rendement énergétique d'appareils ou d'installations, la réduction de consommation d'énergie fossile ou l'isolation et le chauffage du bâti industriel ou la chaleur et le froid renouvelables. Ou encore des études et le comptage de l'énergie, mais dans ce cas uniquement en complément d'un autre investissement. De plus, le projet doit être réalisé en 24 mois maximum. Le montant d'aides maximales sera calculé par l'Ademe.


Qu’est ce qui justifie la différence des montants des investissements entre la métropole, l'Outre-mer et la Corse ? 

Patricia Ho-Hune : Les investissements et les projets en Outre-mer et en Corse peuvent être un peu moins importants que ceux qui sont réalisés en métropole. Donc le seuil est abaissé à 25 000 €.

Nicolas Picq : Et si je peux compléter sur cette partie, il y a toujours eu une volonté du Ministère d'accompagner d'autant plus à l'efficacité énergétique les Outre-mer et la Corse, puisque ce sont des zones non interconnectées au Grid français, (ndlr : réseau électrique) ce qui fait qu’ils ne sont pas connectés au mix énergétique français et que leur production d'énergie et d'électricité est très carbonée.


Que signifie la chaleur fatale d’un site industriel ? 

Nicolas Picq : La chaleur fatale, c'est toute la chaleur dégagée par des processus ou par des machines qui n'est pas utilisée. C'est un autre terme pour dire “chaleur perdue”.


De quelle façon Hellio accompagne et aide les sites industriels sur ce dispositif DECARB FLASH de l'Ademe ?

Patricia Ho-Hune : Nous pouvons accompagner ces sites industriels pour vérifier l'éligibilité de leurs projets à cet appel à projets, les accompagner dans le montage du dossier en respectant les délais impartis et bien sûr, les critères de sélection. Nous pouvons également rédiger certaines parties de ce dossier. Et évidemment, nous utilisons les données fournies par nos clients. Nous pouvons aussi prendre contact avec l'Ademe si nécessaire et nous soumettons le dossier en temps voulu. Nous faisons un suivi jusqu'à la validation de cette subvention. Enfin, nous pouvons aussi assister ces sites industriels pour la contractualisation avec l'Ademe.


Très concrètement, quelles démarches les sites industriels doivent faire pour être accompagnés par Hellio ? 

Patricia Ho-Hune : Ils peuvent nous contacter par email à l'adresse décarbonation@hellio.com. ou se rendre sur notre page web hellio.com. dans la rubrique Actualités. En tapant DECARB FLASH, ils trouveront notre article ou alors ils peuvent nous appeler au 06 47 40 95 86.


Hellio a toute légitimité pour aider les sites industriels dans cette démarche par rapport à son expertise ?

Nicolas Picq : Oui, complètement. Le métier historique de Hellio est l’expertise en efficacité énergétique et en décarbonation de l'industrie. Chaque année, ce sont plus de 700 opérations que nous finançons sur les sites industriels, des opérations d'efficacité énergétique et de décarbonation. Et grâce à notre bureau d'études intégré, Hellio peut préconiser des études de faisabilité ou des audits complets de ces sites industriels pour leur tracer une feuille de route de décarbonation, et donc apporter à la fois le financement et piloter les travaux nécessaires sur ces sites industriels.


Infos pratiques 

DECARB FLASH, l’appel à projets de l'Ademe pour accélérer la décarbonation des sites industriels de moins de 500 salariés

  • Date limite de dépôt des dossiers le 3 novembre à 15 h. 
  • Contacter Hellio pour être accompagné dans la constitution du dossier au 06 47 40 95 86. 
Plus d’informations : https://www.hellio.com/actualites/evenements/appel-projets-decarb-flash

 


Retrouvez tous nos podcasts pour mieux comprendre la transition énergétique et à très bientôt pour un nouvel épisode. 

Tags associés : Témoignages, Podcast, Industrie

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